Psychologue psychotrauma à Saint-Maur-des-Fossés
et La Varenne

Il y a parfois un avant et un après.
Un accident, une agression, des violences, du harcèlement, une relation sous emprise, un événement professionnel ou une expérience particulièrement éprouvante peuvent laisser des traces longtemps après que la situation a pris fin.
Mais le psychotraumatisme n'est pas toujours aussi facile à identifier.
Certaines personnes continuent à travailler, à s'occuper de leur famille et à mener une vie apparemment normale tout en restant constamment sur leurs gardes, en évitant certaines situations ou en ne se sentant plus tout à fait comme avant.
Un événement peut être terminé dans la réalité et continuer à produire des effets psychologiques dans le présent.
Je suis Barbara Para, psychologue clinicienne à Saint-Maur-des-Fossés, dans le quartier de La Varenne-Saint-Hilaire. J'accompagne notamment les adultes confrontés aux conséquences psychologiques d'événements traumatiques en m'appuyant, selon les situations, sur différentes approches dont les TCC, l'EMDR et la LI-ICV.

Qu'est-ce qu'un psychotraumatisme ?
Le terme « traumatisme » est fréquemment utilisé dans le langage courant pour désigner une expérience difficile.
En psychologie, il est important de distinguer l'événement vécu de ses conséquences psychologiques.
Deux personnes confrontées à des situations apparemment proches ne développeront pas nécessairement les mêmes réactions.
L'impact psychologique dépend de nombreux facteurs : nature et durée de l'événement, sentiment de menace, impuissance ressentie, répétition, contexte relationnel, expériences antérieures, soutien disponible après l'événement ou encore ressources personnelles.
Le travail clinique ne consiste donc pas simplement à se demander :
« Cet événement était-il suffisamment grave ? »
Il faut également comprendre :
« Quelles conséquences cette expérience a-t-elle eues pour cette personne ? »
Comment reconnaître les conséquences d'un traumatisme psychologique ?
Les manifestations peuvent être très différentes.
Certaines personnes revivent involontairement des éléments de l'événement. D'autres évitent tout ce qui pourrait le leur rappeler. D'autres encore décrivent surtout une transformation plus générale de leur manière de vivre.
On peut notamment observer :
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des souvenirs intrusifs ;
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des cauchemars ;
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des réactions émotionnelles importantes face à certains déclencheurs ;
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une hypervigilance ;
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une sensation permanente de danger ;
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des sursauts ou réactions corporelles intenses ;
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des difficultés de sommeil ;
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des comportements d'évitement ;
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une irritabilité inhabituelle ;
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des difficultés de concentration ;
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une culpabilité ou une honte importante ;
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un sentiment de détachement ;
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une perte de confiance en soi ou dans les autres ;
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le sentiment de ne plus être la même personne.
Toutes ces manifestations ne sont évidemment pas présentes chez chaque personne.
Elles ne permettent pas non plus, prises isolément, de poser un diagnostic.
Une évaluation clinique permet de comprendre la nature des symptômes, leur intensité, leur évolution et leur éventuel lien avec les expériences vécues.
Peut-on être traumatisé sans avoir vécu une catastrophe ?
L'image du traumatisme psychologique reste souvent associée aux guerres, catastrophes, attentats ou accidents graves.
Ces événements peuvent évidemment être traumatiques.
Mais les conséquences psychologiques peuvent également apparaître dans d'autres contextes.
Une agression, des violences conjugales, certaines violences psychologiques, du harcèlement, une expérience médicale difficile ou certains événements professionnels peuvent par exemple avoir un retentissement important.
Par ailleurs, certaines difficultés ne sont pas liées à un événement spectaculaire unique.
Elles peuvent résulter d'une succession d'expériences répétées ayant progressivement affecté le sentiment de sécurité, l'estime de soi ou la relation aux autres.
C'est notamment ce que l'on peut rencontrer dans certaines histoires de violences répétées, de relations sous emprise ou de blessures relationnelles anciennes.
Pourquoi le corps réagit-il alors que le danger est terminé ?
C'est l'une des expériences les plus déconcertantes après un traumatisme.
Une personne peut parfaitement savoir qu'elle se trouve aujourd'hui en sécurité et ressentir pourtant soudainement :
le cœur qui accélère ;
une tension musculaire ;
une envie de fuir ;
une sensation de sidération ;
une peur très intense.
Un élément de la situation présente a pu réactiver un réseau associé à l'expérience passée.
Cela peut être une image, un son, une odeur, un comportement, un lieu ou parfois un élément beaucoup plus subtil.
La réaction semble alors incompréhensible si l'on regarde uniquement la situation présente.
Elle devient plus intelligible lorsque l'on comprend ce qu'elle réactive.
Traumatisme et stress post-traumatique : est-ce la même chose ?
Non.
Une personne peut présenter des conséquences psychologiques après un événement difficile sans nécessairement répondre à l'ensemble des critères d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Le TSPT correspond à un diagnostic défini par des critères précis.
Il peut notamment associer différentes catégories de symptômes : reviviscences, évitements, modifications cognitives ou émotionnelles et état d'alerte important.
Il n'est cependant pas nécessaire de savoir soi-même si l'on présente un TSPT avant de consulter.
C'est précisément le rôle de l'évaluation clinique de comprendre la nature des difficultés.
→ Traumatisme et stress post-traumatique (TSPT)
Comment travaille-t-on sur un psychotraumatisme ?
Il n'existe pas un protocole unique applicable de la même manière à toutes les personnes.
La première étape consiste à comprendre la situation.
Quels événements ont été vécus ?
Quels symptômes persistent aujourd'hui ?
Quelles situations les déclenchent ?
Qu'est-ce qui a changé depuis ?
Quelles ressources la personne possède-t-elle ?
Le travail thérapeutique peut ensuite comporter plusieurs dimensions.
Retrouver suffisamment de sécurité
Lorsque la personne se sent constamment menacée ou débordée par ses émotions, il peut être nécessaire de travailler d'abord sur la stabilisation et la régulation émotionnelle.
Comprendre ses réactions
Comprendre pourquoi certaines réactions apparaissent permet souvent de réduire le sentiment de ne plus se reconnaître ou de « devenir fou ».
Les symptômes ont généralement une fonction et une histoire.
Travailler les expériences traumatiques
Lorsque cela est indiqué, certaines expériences peuvent ensuite faire l'objet d'un travail thérapeutique spécifique, notamment avec l'EMDR.
Travailler les conséquences actuelles
Les TCC peuvent permettre d'intervenir sur certains évitements, certaines croyances ou certains comportements qui contribuent à maintenir les difficultés.
Intégrer l'histoire personnelle
Lorsque les difficultés s'inscrivent dans une histoire plus ancienne ou dans des blessures relationnelles répétées, la LI-ICV peut également être utilisée.
EMDR et psychotrauma
L'EMDR constitue l'une des approches utilisées dans la prise en charge de certains troubles liés aux événements traumatiques.
Le travail vise notamment à permettre à des souvenirs qui restent fortement activants d'être retraités.
L'objectif n'est pas d'oublier.
Un souvenir peut rester accessible sans continuer à provoquer la même détresse.
L'EMDR ne doit cependant pas être réduit aux mouvements oculaires et ne commence pas nécessairement dès la première consultation.
L'évaluation, la préparation et le rythme de la personne font partie du travail thérapeutique.
→ Découvrir l'EMDR à Saint-Maur-des-Fossés
Psychotrauma, violences psychologiques et emprise
Certaines personnes arrivent en consultation sans employer le mot « traumatisme ».
Elles expliquent plutôt :
« Je ne me fais plus confiance. »
« Je doute constamment de ce que j'ai vécu. »
« Je suis parti(e), mais j'ai toujours peur. »
« J'ai l'impression d'être devenu(e) quelqu'un d'autre. »
Certaines situations de violences psychologiques ou d'emprise peuvent progressivement modifier la perception que la personne a d'elle-même, de ses capacités et de ses relations.
Dans ces situations, le travail thérapeutique doit tenir compte de la répétition, du contexte relationnel et de l'ensemble du retentissement psychologique, plutôt que de rechercher uniquement un événement traumatique isolé.
→ Violences psychologiques, emprise et blessures relationnelles
Psychotrauma et souffrance au travail
Le monde professionnel peut également être associé à des expériences psychologiquement très éprouvantes.
Harcèlement, agressions, menaces, exposition répétée à certaines situations, conflit particulièrement violent ou événements professionnels graves peuvent entraîner des conséquences qui dépassent le simple stress professionnel.
La personne peut parfois avoir quitté l'entreprise ou changé de poste sans retrouver pour autant son fonctionnement antérieur.
→ Burn-out, harcèlement et souffrance au travail
Une approche intégrative avec Barbara Para
Le psychotraumatisme est précisément un domaine dans lequel il est important de ne pas réduire la personne à un symptôme ou à une technique.
J'utilise différentes approches thérapeutiques selon les mécanismes identifiés.
Les TCC permettent notamment de travailler certains mécanismes actuels : pensées, comportements, évitements ou croyances.
L'EMDR peut être utilisé lorsque certaines expériences restent particulièrement activantes.
La LI-ICV peut être intéressante lorsque les difficultés s'inscrivent davantage dans une histoire relationnelle, des problématiques d'attachement ou des expériences anciennes et répétées.
Le travail est adapté progressivement à la personne, à son histoire, à ses ressources et à ses objectifs.
Consulter un psychologue spécialisé en psychotrauma à Saint-Maur-des-Fossés
Je reçois en consultation au 37 avenue Saint-Louis, 94210 Saint-Maur-des-Fossés, dans le quartier de La Varenne-Saint-Hilaire.
J'accompagne notamment des adultes confrontés aux conséquences psychologiques d'événements traumatiques, de violences, de harcèlement, de situations d'emprise ou d'expériences relationnelles particulièrement éprouvantes.
Des consultations à distance peuvent également être envisagées lorsque cette modalité est adaptée à la situation.
Questions fréquentes sur le psychotrauma
Comment savoir si je suis traumatisé(e) ?
Il n'est pas toujours possible de le déterminer seul(e). Ce sont notamment la nature des symptômes, leur persistance, leurs déclencheurs et leur retentissement sur la vie quotidienne qui doivent être examinés.
Peut-on souffrir d'un traumatisme plusieurs années après l'événement ?
Oui. L'ancienneté d'un événement n'implique pas nécessairement la disparition de ses conséquences psychologiques.
Faut-il avoir un TSPT pour consulter ?
Non. Une personne peut présenter une souffrance importante liée à une expérience vécue sans répondre à l'ensemble des critères diagnostiques du TSPT.
Faut-il raconter immédiatement tout ce qui s'est passé ?
Non. Le travail thérapeutique respecte le rythme de la personne. Une évaluation est nécessaire, mais la prise en charge d'un psychotraumatisme ne consiste pas à obliger quelqu'un à raconter immédiatement tous les détails d'une expérience difficile.
L'EMDR est-il systématique pour un traumatisme ?
Non. L'EMDR peut être indiqué dans certaines situations, mais le choix de l'approche dépend de l'évaluation clinique, des symptômes, de l'histoire et des besoins de la personne.
Peut-on associer TCC, EMDR et LI-ICV ?
Oui, lorsque cette articulation est cliniquement pertinente. Ces approches permettent de travailler des dimensions différentes et peuvent être complémentaires.
Vous avez peut-être appris à continuer malgré ce qui s'est passé
Continuer à travailler, s'occuper des autres ou reprendre une vie apparemment normale ne signifie pas nécessairement que tout est redevenu comme avant.
Certaines personnes s'adaptent pendant longtemps en évitant, en contrôlant ou en mobilisant énormément d'énergie pour ne pas être débordées.
Vous envisagez de consulter ?
La question n'est pas seulement de savoir si vous réussissez encore à fonctionner. Elle est aussi de savoir ce que cela vous coûte.
Une première consultation permet de faire le point sur les conséquences de ce que vous avez vécu et d'envisager, lorsque cela est nécessaire, un accompagnement thérapeutique adapté.